Avant propos

Avant propos




B
onjour à tous et à toutes,

Ce blog est en fait un roman, dont l'histoire vous sera résuplus bas. Elle est écrite au fur et à mesure, alternativement par deux personnes (Gwen et Mélo) qui raconterons l'intrigue de deux point de vue différents :
Gw
en incarnera la douce Océane, et Mélo le courageux Gabriel.
No
us inventons l'histoire au fur et à mesure de ce qu'écrit l'autre, cela sera donc totalement nouveau ! L'histoire peut changer d'horizon très rapidement car on doit s'adapter à l'autre...

Nou
s espérons que vous apprécirez et nous essayons de mettre à jour régulièrement. Laissez-nous vos avis et votre blog, si vous voulez être prévenu de la suite ^^

B
onne lecture !

Résumé :

D
eux adolescents, Gabriel et Océane, schappent d'un Centre caché dans les montagnes. Là-bas, ils n'étaient que des cobayes depuis leur naissance. Mais lorsqu'ils s'enfuient tous les deux dans la forêt, ils ont pour la première fois leur destin entre leur mains...
Ma
lheureusement, le Centre tient à garder ses secrets et ses hommes feront tous pour les rattraper...
Com
mence alors une formidable lutte pour la liberté qui entraînera les deux amis dans un tourbillon d'aventure...


# Posté le dimanche 20 avril 2008 14:51

Modifié le jeudi 15 mai 2008 17:02

Chapitre 1 (Gabriel)

Chapitre 1 (Gabriel)


Un hu
rlement de sirène déchira le silence de la nuit. Une lumière rouge clignota dans les couloirs et je me mis à courir encore plus vite. Je n'avais pas beaucoup de temps...
Pie
ds nus, je fis un dérapage au tournant d'un couloir et fonçais à toute allure. Ma respiration devint fébrile, je commençais à paniquer. Où était la sortie ?
Souple et rapide, je passais en vitesse le premier étage, cherchant l'escalier pour mener au rez-de-chaussée quand une porte entrouverte attira mon attention.
Ce n'
était pas le moment de perdre du temps, l'alarme me le rappelait sans cesse pourtant je ne pus m'empêcher de jeter un ½il à l'intérieur de la pièce.
El
le ressemblait fort à celle dont je venais de m'enfuir, et les mêmes chaînes entravaient des poignets ensanglantés. Comme attiré par la scène, je fis un pas en avant.
Une j
eune adolescente, à peu près de mon âge, était à genoux, les bras tirés par les chaînes. Sa longue chevelure brune retombait en cascade sur ses épaules fragiles et ses grands yeux d'un bleu étonnamment profonds me regardaient d'un air stupéfait. Je compris rapidement qu'elle devait être du même statut que moi et, dans un élan irréfléchi, j'accouru à ses côtés et je défis l'entrave de métal. Elle ouvrit grand les yeux mais je la pris par la poignet, ignorant le sang qui maculait à présent ma main, et je la tirais en avant. Elle n'opposa pas de résistance et me suivit en détalant parmi les couloirs.
J'
entendis soudain des pas devant nous et d'un geste brusque, je stoppais ma course et plaquais la fille contre un mur sombre, priant pour que le faible éclairage nous permette de passer inaperçu. A ma grande horreur, trois soldats armés couraient dans notre direction. Je sentis la fille frémir mais je la retenais. Si on se dévoilait maintenant, on était fichus.
Tr
emblants, on ferma les yeux.
Mais
les gardes passèrent devant nous sans nous voir et dès qu'ils eurent tournés un peu plus loin, j'attrapais de nouveau le poignet de la fille pour l'entraîner à ma suite.
A mon plus grand bonheur, je vis enfin l'escalier. Dévalant les marches presque trois à trois, je fus en bas en moins de dix secondes et, plaqué contre la porte, j'attendis que la fille me rejoigne. Elle fut près de moi rapidement et, s'assurant que la voie était libre, on s'élança dans le premier couloir.
On
passa devant une large baie vitrée et, jetant un coup d'½il dehors, j'aperçus pour la première fois la lisière d'une forêt sombre.
Des c
ris me tirèrent de ma contemplation. Des hommes venaient vers nous !
Paniqu
é, je voulus rebrousser le chemin mais la fille me retint.

-
Ils nous ont encerclés, murmura t-elle.

Fébrile, je tournais la tête de tous côtés pour trouver un moyen de nous sortir de là. Mon regard tomba sur un extincteur. Sans état d'âme, je m'en emparais et, faisant signe à la fille de se reculer, je le projetais sur la baie vitrée qui vola en éclats. Sous une pluie de verre, j'attrapais la main de l'adolescente et nous franchîmes l'ouverture.
Aussitôt que nous fûmes dehors, nous entendîmes des cris furieux et des aboiements de chiens. Je compris rapidement que notre seul moyen de survie serait la forêt, droit devant nous.
Je
lançais un regard à la fille qui sembla comprendre tout de suite et, tremblants de peur, nous nous sommes mis à courir le plus rapidement possible vers les innombrables arbres qui seraient notre salut.

De
rrière nous, des molosses affamés se précipitèrent sur nos traces et des militaires armés jusqu'aux dents se jetèrent à notre poursuite.

# Posté le dimanche 20 avril 2008 17:09

Modifié le mardi 22 avril 2008 07:57

Chapitre 2 (Océane)

Chapitre 2 (Océane)

Nous c
ourions, portés par la peur, vers la forêt, notre seul espoir. J'entendais les hurlement des chiens et les ordres des gardes derrière moi qui se rapprochaient et j'étais de plus en plus terrorisée. L'abri des arbres n'était plus très loin mais les gardes non plus. Je me tournais vers le garçon aux cheveux blonds et aux yeux d'un vert brillant qui m'avait sauvé et il me fit signe de lui faire confiance. D'accord, pas de méfiance, mais il n'avait pas intérêt à nous mettre dans la galère. Je voulais dire, encore plus que ce que l'on était à cet instant.
Les g
ardes et les chiens nous avaient presque rattrapé, mais je ne pouvais plus courir... Les muscles de mes jambes me cuisaient et j'étais essouflée... Le garçon ne semblait pas ressentir la même chose et il courait de plus en plus vite en m'entrainant avec lui.
C
a y est ! Nous étions à l'abri de la forêt et le jeune homme me fit signe qu'il fallait monter aux arbres. J'étais sur le point d'exploser tellement je souffrais, avec mes points de côté, et il me demandait de monter aux arbres ! Bon, il fallait essayer... Le garçon était déjà sur les branches de l'arbre et il se penchait pour m'aider à monter. Je pris sa main et me lança dans l'escalade du tronc. L'arbre était trop grand mais c'était notre seul chance de survivre. Je pouvais presque voir les gardes à présent mais je n'arrivais pas à escalader.
Tout
à coup, le garçon me lâcha malencontreusement et je tombais lourdement par terre. Les chiens était là, ils courraient dans la forêt, dans notre direction, et je savais que j'étais fichue, ou plutôt que nous étions fichus car lorsqu'ils me trouveront, ils sauront que je ne n'étais pas seule et ils verront le garçon.
Je n'
avais pas le temps de me cacher, je m'étais à peine levée qu'ils étaient déjà là, les chiens et les hommes qui courraient derrière. Je lançais un regard d'excuse à mon sauveur qui semblait surpris et semblait chercher quelque chose. Les gardes étaient sur moi, devant moi, un des leurs qui semblait être leur chef me regardait dans les yeux et ordonna aux autres gardes :

- Ch
erchez dans la forêt, dispersez-vous, ces maudits gamins n'ont quand même pas pu disparaître !

J'é
tais au comble de l'étonnement ! Les gardes ne m'avaient pas vu ! Je jetais un regard vers l'arbre où était perché le garçon. Il ne bougeait pas, regardait les gardes et semblait tétanisé par la peur.
Lui
non plus ne me voyait pas ! Les gardes commencèrent à se disperser et en quelques minutes, nous étions seuls dans cette partie de la forêt. Le garçon descendit de l'arbre et commença à chercher partout où il le pouvait. Je savais parfaitement ce qu'il tentait de retrouver. Je me suis placée à côté de lui et je murmurai :

-
Je suis là, à ta droite.

Le g
arçon sursauta et me regarda sans me voir :

- Je
ne te vois pas ! Où es-tu ?
-
Devant toi
-
Qu'est ce qu'il s'est passé ?
- Je ne sais pas, les gardes ne m'ont pas vus.
- O
ui, tu es tombée et tu as disparu d'un coup ! Comment as-tu fais ?
-
Je ne sais pas...
- Je
pense qu'il vaut mieux ne pas rester par ici, les gardes et les chiens peuvent revenir d'un moment à l'autre.
-
Tu as raison, allons nous en !

# Posté le lundi 21 avril 2008 03:05

Modifié le mardi 22 avril 2008 07:58

Chapitre 3 (Gabriel)

Chapitre 3 (Gabriel)

On rep
rit notre course. Je jetais sans cesse des coups d'½il furtifs derrière moi mais la fille demeurait...invisible, oui, c'était ça, invisible !
Ecar
tant une branche, enjambant un gros tronc, je me forçais à penser à autre chose. Il fallait d'abord s'assurer d'être en sécurité.
J
'entendis un gémissement. Je me retournais et, à ma plus grande surprise, la fille apparut, assise sur un tas de feuille et se frottant le bras en grimaçant. Apparemment, elle venait de glisser. Sans laisser paraître mon trouble, je tendis la main pour l'aider à se relever.

-
Passe devant, ordonnai-je. Et fonce toujours tout droit.

Je ne pouvais pas me permettre de la perdre, et encore moins de me retourner toutes les cinq minutes pour m'assurer qu'elle me suivait. Elle opina et prit la tête de notre étrange duo. Son pantalon était presque en lambeaux et je me rendis compte à cet instant que j'étais torse-nu. Sans chaussures et sans T-shirt, je commençais à avoir froid. D'un geste, j'indiquais à la fille de reprendre la course et nous détalâmes.
Je n
e sais combien de temps on courut ainsi. A plusieurs reprises, nous fûmes obligés de nous aplatir au sol, presque enfoncés sous les feuilles mortes en priant pour que l'odeur de la terre masque la notre tandis que des molosses énormes passaient à quelques mètres de nous. On attendait, haletants, et au bout d'un long moment d'immobilité, on se releva prudemment et se précipita vers un autre fourré.
P
our ma part, je tenais assez bien le coup. L'air frais de la nuit me donnait une énergie nouvelle et mon souffle, régulier, ne me manquait pas. Mais la fille ne semblait pas pouvoir tenir la distance. Elle respirait bruyamment, une main sur son point de côté, et gémissait quand d'un geste autoritaire, je la plaquais au sol.
La lune brillait dans le ciel sans étoile. Je commençais à fatiguer et la fille, elle, s'écroula par terre, le souffle précipité, vidée de toute son énergie.

- Relève-toi.

Mais l
a fille secoua la tête, tentant de reprendre son souffle.

-
Je n'en peux plus. Et...on...on ne pourra pas courir...toute la nuit...

Ses
paroles avaient l'accent de la vérité. Nous devions faire une pause, sinon nous n'allions pas tenir. J'opinais de la tête et l'aidais à se relever.
Soud
ain, un craquement de brindille sonna comme un coup de feu.
Levant
la main pour imposer le silence à l'adolescente, je scrutais les alentours. Le silence était trop pesant pour être naturel. Je pris la main de la fille et, posant un doigt sur mes lèvres, je l'entraînais quelques mètres plus loin.

-
Tu crois qu'ils..., commença la fille.
- C
hut !

Mais le bruit ne se répéta plus. Un animal, peut-être. J'haussais les épaules et me tournais vers elle. Même dans l'obscurité, ses yeux bleus brillaient. Je me rappelais soudain la façon dont elle avait disparu et j'eus un mouvement de recul. Elle fronça les sourcils mais je secouais la tête. Je devais me reprendre.

- On v
a dormir sur un arbre, dis-je d'une voix basse, c'est plus prudent. On devrait faire un tour de garde. Je prends le premier.

E
lle hocha la tête. Je choisis un arbre aux branches multiples appuis et je suivais la fille du regard. Elle monta avec hésitation, cherchant du regard où mettre les mains mais finit par s'installer sur une grosse branche. Elle s'accrocha avec précaution et immédiatement, ferma les yeux et ne bougea plus.
Je l
a rejoignis en quelques instants et, pendant qu'elle dormait, je l'observai.
Comme
nt pouvait-elle disparaître de la sorte ? Qu'avait-elle enduré elle aussi dans le Centre ?

# Posté le lundi 21 avril 2008 11:04

Chapitre 4 (Océane)

Chapitre 4 (Océane)

Je dormais d'un sommeil sans rêves quand une man se posa sur mon épaule et me réveilla. Je compris que le garçon avait terminé son tour de garde et que c'était à moi de surveiller les environs. Il s'allongea sur une haute branche tandis que je m'asseyais à peu près confortablement. Pendant que le garçon s'endormait, je réfléchissais... Je savais qu'il avait peur de moi et j'avoue ne pas être très à l'aise à l'idée de disparaître sans m'en rendre compte... Mon T-shirt à moitié déchiré me grattais terriblement et j'avais froid... Nous étions en train de vivre un véritable calvaire mais si cela nous permettait d'être libre, de ne plus aller dans ce centre de recherche, tout cela valait la peine d'être vécu.
J'é
tais dans ce centre depuis ma naissance, les chercheurs ne me considéraient pas comme un être humain, plutôt comme un jouet sur lequel on peut tester des produits, peut-être nocifs... Le garçon devait avoir été manipulé, lui aussi, et je lui serais à jamais reconnaissant de m'avoir sorti de ce cauchemar.
Je
me remémorais la scène de ma disparition et je me demandais sérieusement comment j'avais fait et si je pouvais recommencer. Il fallait que j'essaye... Je commençais à fermer les yeux, à me concentrer, puis j'ai regardé mes mains. Elles étaient toujours présentes, je les voyaient... Comment est-ce que j'avais fait ? Il fallait absolument résoudre ce mystère. Je ne pouvais pas y réfléchir tout de suite car je devais surveiller les alentours.
Je
secouais ma tête pour ne plus y penser et me concentrais sur le moindre bruit qui pouvait trahir une présence humaine.
To
ut était calme quand j'entendis tout à coup un hurlement qui me fis penser à celui d'un chien retentis. Je me suis précipitée vers la branche où dormais le garçon et je l'ai réveillé en le secouant. Il a sursauté, a essayé de me poser une question mais je lui fis signe de se taire et d'écouter. Quand il entendit le hurlement il se figea et me dit par geste de ne pas bouger. Le hurlement approchait de plus en plus. Nous tremblions de froid et de peur en attendant. Tout à coup, un buisson se déchira et une bête s'avança, suivie par ses semblables. Le garçon sembla se détendre et souffla :

-
Ce n'est pas un chien.
- Qu'est ce que c'est alors ? demandais-je, pas du tout rassurée
- R
egarde bien, c'est un loup suivi de sa meute.

J'
ai observé les animaux avec attention et je remarquais les différences avec les chiens du centre. Déjà, les oreilles des loups ne tombaient pas et ces derniers étaient...différents. Je dirais qu'ils semblaient plus nobles, plus intelligents que les chiens. Le garçon dit qu'il allait se recoucher mais je ne pouvais détacher mon regard des animaux inconnus qui se déplacaient sous l'arbre.
Ils
sont restés longtemps, presque jusqu'à l'aube, mais étaient partis lorsque le garçon se réveilla.

# Posté le mardi 22 avril 2008 06:33

Modifié le mardi 22 avril 2008 07:08